Arrogante, glaciale, sans limites

bouche

De la neige, du froid, de la buée. T’asphyxier dans le gel ambiant serait de mon prochain supplice. Rien de mieux pour t’isoler que le calme flinguant des alentours, le silence de la lumière et l’aveuglement de la douleur quand vient te mordre la glace.

Mes bottes solidement encrées, Je te tire par les pieds, te traînant en faisant quelques dessins abstraits sur le sol. Je te laisse là, retournant sur Mes pas, une fois les ombres tombées alentours, emportant avec Moi le peu d’espoir que tu avais à placer tes repères, à retrouver ton chemin. Mon paysage est sans limites.

A poil, une proie, tu gis en attente d’être ressuscité par Mes ordres.

Tout alentours, jusqu’au plus grand vide et absence de toute chose, me sert contre toi. Et s’il reste encore une quelconque trace de toi à Mon retour, Je te préserverai de toi-même, t’enfermant visible à Mon regard, couvert d’un bocal de verre. T’étudier, t’analyser, prélever, éteindre, allumer. Encore une cloche à poser sur Mes étagères, de quoi accroître Mon cabinet de curiosités. Et c’est avec détachement, que lassés de toi, Mes yeux t’oublieront un temps. Il ne reste qu’à ignorer tes cris.

Sauvagerie primaire, ou civilisation, il n’y pas de raison de choisir.

Sache-le.

………

capecape3jambe boule2

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