Journée d’un Valet

NB.

“Fiction fantasmée. Je suis la seule à décider de la Réalisation des souhaits du soumis. Mais ça, tu le sais déjà.”  Ms Eliza Sauvage

 

EPISODE 2

[…]

Lorsque je rentre, Maîtresse Eliza me tend un tablier:
“- Tu seras évidemment nu dessous.”
Je me déshabille, et enfile l’unique vêtement. J’entre dans la cuisine et commence à m’affairer. Je préchauffe le four, prépare ma pâte à choux. Je sens le regard à la fois bienveillant et malicieux de ma Maîtresse par-dessus mon épaule. Elle traverse la cuisine pour prendre une cuillière en bois.
“- Penche-toi en avant, cambre-toi. Les mains bien à plat sur le plan de travail. Ce matin tu as eu quatre minutes de retard. Tu mérites donc quatre coups de cuillière.”
La punition est cinglante, une poignée de secondes plus tard je sens mes fesses qui brûlent comme jamais.
“- Je suis tout à côté, il faut que J’étudie. Méfie-toi, je peux venir à tout moment. Et applique-toi, sinon tu seras bon pour passer chez le pâtissier.”

Tandis que je cuisine, je repense à ce que j’ai vécu ce matin: les talons de Maîtresse Eliza, ses jambes interminables, nos efforts, son Champagne dans ma bouche. Je ne peux me débarasser de l’image de cette belle Amazone, chevauchant à cru mon visage. Alors que je lance la cuisson de mes éclairs, et que je suis sur le point de débuter la préparation des deux crèmes pâtissières, Maîtresse Eliza me rend une petite visite:
“- Dis-moi, Créature, quelle est cette bosse qui déforme ton tablier? me demande-t-Elle en pointant du doigt ma honteuse protubérance.
– Je…je crois que j’ai une érection, Maîtresse.
– C’est Moi qui t’ai provoqué cela?
– Oui, Maîtresse.
– Que feras-tu si Je t’abandonne pendant, disons, une heure et demie, livré à toi-même?
– Je ne sais pas, Maîtresse.
– Moi je le sais. Tu es un ignoble pervers, et tu ne pourras pas t’empêcher de te masturber. Et ça, il en est hors de question. Je suis même sûre que tu fouilleras dans mes affaires pour y dénicher de la lingerie ou des escarpins. Je me trompe?
– J’ai bien peur que non, Maîtresse.
– Très bien. Ton honnêteté t’honore, mais elle ne t’empêchera pas d’être entravé durant toute mon absence. Alors profite de ces instants de liberté qu’il te reste.
– Merci, Maîtresse.
– Allez, retourne à tes fourneaux, marmiton de malheur!”

Je travaille avec application comme une abeille laborieuse. L’heure approche sans doute, je me dépêche autant que possible. Je finis le glaçage. Les éclairs sont désormais prêts. Je les place dans le réfrigérateur et me rends dans le salon. Maîtresse Eliza est assise dans son canapé, studieuse. Elle lit un livre. Sans me jeter le moindre regard, Elle m’ordonne de venir me présenter à ses pieds:
“- Pose ta tête sur mes cuisses. Là, très bien.”
Je m’exécute et bientôt je sens une main parcourir ma crinière. Sa main. Elle me caresse comme un animal domestique. La scène est troublante. Je me sens terriblement bien.
“- Il est temps pour moi d’y aller. Voyons tes éclairs.”
La magie est rompue, je suis ma Propriétaire jusqu’au réfrigétateur. Elle en sort les pâtisseries.
“- C’est acceptable. La prochaine fois tu devras bien entendu faire mieux. Retourne dans le salon, et allonges-toi sur la table basse, sur le dos. Je vais te rejoindre.”

                                                                                  ***

Je prends la position prescrite et attends patiemment. Chacuns de ces moments est vécu comme un véritable supplice, tant que je ne sais pas à quoi m’attendre. Maîtresse Eliza revient avec des liens.
Elle commence par attacher mes poignets de part et d’autre aux pieds de la table, puis Elle immobilise mes chevilles de la même manière. Je suis littéralement écartelé sur le meuble. Il m’est désormais impossible de bouger. Seul mon sexe, toujours agité de spasmes de désir, parvient à se manifester.
“- Où est ton téléphone portable?
– Dans la poche de mon pantalon, Maîtresse.
– Très bien, Je reviens.”
C’est avec mon smartphone à la main qu’Elle réapparaît.
“- Je vois que tu es en mode avion. Je te reconnecte au réseau. Je vais avoir besoin de t’appeler au cours de mon absence.”
Avec deux élastiques, Maîtresse Eliza fixe le téléphone à ma verge tendue.  J’en frissonne.
“- Ce sera parfait comme cela.”

Maîtresse Eliza enfile une élégante veste, prend son parapluie rose pâle, et me salue d’un baiser envoyé de sa main. Juste avant de fermer la porte, Elle l’entrouvre:
“- J’ai failli oublier de tester ma petite invention.”
Elle sort de sa poche son propre téléphone, appuie sur deux touches. J’entends une tonalité. Soudain, mon portable se met à vibrer tout contre mon sexe. La sensation est délicieuse. Je pousse un soupir de plaisir:
“- Merci de garder pour toi tes onomatopées ridicules. Je te précise tout de suite que Je ne laisserai jamais sonner assez longtemps pour que tu jouisses. Et si par malheur ce serait le cas, tu lécheras tout ce que tu auras émis. J’aime autant te prévenir que j’ai rencontré peu de sous-merdes dans ton genre qui aiment le goût du sperme froid.”
La porte se referme. Je suis livré à moi-même, et au bon vouloir de Maîtresse Eliza.

Une poignée de secondes plus tard, le téléphone se remet à vibrer. Le plus dur c’est de songer au sourire pervers de Celle qui m’appelle! Je l’imagine déjà déjeunant tranquillement, et composant l’air de rien mon numéro, sachant le supplice qu’Elle me fait subir. Ce sera effectivement une longue attente, une torture. Je frôlerai à plusieurs reprises l’orgasme, sans jamais l’atteindre.

J’ai perdu toute notion du temps qui passe. Mes articulations sont désormais douloureuses, au même titre que mes testicules, de par les coups reçus, mais également de par la frustration qui leur est imposée. J’entends une clef pénétrer le barillet. Ma Maîtresse est de retour. A la manière d’un chien, ma queue frétille. J’ai honte de ne pas pouvoir me contrôler devant cette charmante jeune Femme. Elle découvre l’écran de mon téléphone maculé de liquide.
“- C’est absolument répugnant. Je vais te détacher, et la première chose que tu feras, sera de lécher tes souillures.”
Les entraves libèrent mes membres endoloris. Je retire les deux élastiques, et, assis, je porte le téléphone à ma bouche. Je lape mes sécrétions devant Maîtresse Eliza qui me regarde avec un air de dégoût.
“- Le plus fou, c’est que tu arrives à toujours bander. Ca me fait peur. Cela va être très dur de t’éduquer. Tu te masturbes souvent?
– Oui Maîtresse.
– Ces choses-là devront changer. D’ailleurs beaucoup d’autres choses vont changer. Notamment tes tenues. La semaine prochaine Je t’indiquerai avec quels accessoires tu devras Me servir. Pour le moment tu vas te  contenter de rester nu. Une petite heure de repassage t’attend, après quoi je te rendrai à ta vie minable, compris?
– Oui Maîtresse. Merci.”
Mon Hôte m’indique où se trouve le fer et la table à repasser. J’ai le droit et le plaisir de m’installer dans le salon, où je pourrai à loisir voir ma Maîtresse étudier. Je m’applique à sortir chaque pli des chemises, t-shirts, pulls, pantalons que m’a confié Maîtresse Eliza. Je plie tout cela soigneusement. Je me sens à ma place, petite merde ébahie devant la Beauté de sa Maîtresse, petite merde trop heureuse de réaliser pour Elle tout ce que les imbéciles de machos refuseraient à leur Femme. Voilà ma condition, celle d’un valet, un minable valet, retenu par ses pulsions, retenu par son admiration pour Maîtresse Eliza Sauvage.”

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