Le goût d’une Rencontre

Rencontrer Madame, qu’est ce que ça fait? Voici quelques lignes qui témoignent du tramatisme.

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Ranger mes mains. Où ? Vite une cigarette. Va t’elle arriver ? La reconnaîtrais je ?

Et tout d’un coup voici une superbe apparition devant moi, toute menue et si belle. Des milliards de fois plus belle que je
ne l’avais espéré dans mes rêves les plus fous. Une beauté éclatante et pourtant si naturelle. Mais comment ils font tous
ces gens par ne pas être subjugué, bouche bée. J’essaie de ne paraître complètement autiste et d’articuler un bonjour. Je ne vois que ces yeux, sa mèche de cheveux légèrement frisée…. J’arrive encore un peu à parler, tout juste il faut le dire, encore plus idiot que d’habitude. Et ne dites pas que c’est pas facile, j’voudrais vous y voir. Tout s’entrechoque dans mon petit cerveau, ca doit faire un bruit infernal. Personne ne remarque…

Nous causons de chose et d’autre. Elle essaie de se faire une idée de ce que peu bien valoir le balourd en face d’elle.
Ah ces yeux… Deux papillons virevoltants qui s’animent à chacune de ses paroles. Presque une vie autonome.
Comment c’est possible d’être qu’ils soient aussi joli avec juste ce petit surlignage. Remontant légèrement a l’extérieur. Tiens faudrait bien que je relise Jean Genet ça fait tellement longtemps que je ne me souviens plus de rien. Encore l’air con.  Ah t’es balourd, le lourdaud aujourd’hui.
Le temps doit filer à une vitesse….. J’ai englouti ma glace et
pourtant j’ai l’impression que ca fait a peine 2 secondes.
Disparue comme ça c’te glace. OU c’est le soleil qui l’a fait fondre. Tout semble magique. Je dois rêver, je vais me réveiller.

Non ça continue, nous voila à choisir des bottes. J’ai même l’honneur de lui enfiler de frôler ses bas.
Le roi est pas mon cousin en ce moment. Je frissonne presque de plaisir. J’essaie quand même d’être à la hauteur de
ma tâche.

Je lui montre touts mes petits trésor, mes chaussures à talons , mes jupes et robes, ma lingerie. Tout mon bestiaire y passe. Elle veut vraiment savoir tout de moi , tout mes petits secrets. Et je suis si content de pouvoir lui montrer. A priori j’ai pas encore trop mauvais goût. Je m’habille pour elle et
elle me maquille en m’expliquant comment faire.
Je vous vois vous marrer mais c’est pas si facile de se maquiller a peu près potablement pour ne pas ressembler à une caricature. C’est délicat ces choses là. Un rien et pffit, ca s’écroule, tout ignoble.

Toute pomponnée, je peux alors commencer de savourer ses pieds. Tout petit pieds, tout joli. Encore tout chaud et humide de la marche dans leur bas chair. Je caresse ces pieds tout en léchant ses chaussures avec délices. Je suis au paradis.

Les anges s’appellent Eliza
c’est sûr..

 

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Arroser ses plantes

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Un nouvel outil pour mieux prendre soin de Mes plantes, et déverser la rosée où bon Me semble.

 

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Journée d’un Valet

NB.

“Fiction fantasmée. Je suis la seule à décider de la Réalisation des souhaits du soumis. Mais ça, tu le sais déjà.”  Ms Eliza Sauvage

 

EPISODE 2

[…]

Lorsque je rentre, Maîtresse Eliza me tend un tablier:
“- Tu seras évidemment nu dessous.”
Je me déshabille, et enfile l’unique vêtement. J’entre dans la cuisine et commence à m’affairer. Je préchauffe le four, prépare ma pâte à choux. Je sens le regard à la fois bienveillant et malicieux de ma Maîtresse par-dessus mon épaule. Elle traverse la cuisine pour prendre une cuillière en bois.
“- Penche-toi en avant, cambre-toi. Les mains bien à plat sur le plan de travail. Ce matin tu as eu quatre minutes de retard. Tu mérites donc quatre coups de cuillière.”
La punition est cinglante, une poignée de secondes plus tard je sens mes fesses qui brûlent comme jamais.
“- Je suis tout à côté, il faut que J’étudie. Méfie-toi, je peux venir à tout moment. Et applique-toi, sinon tu seras bon pour passer chez le pâtissier.”

Tandis que je cuisine, je repense à ce que j’ai vécu ce matin: les talons de Maîtresse Eliza, ses jambes interminables, nos efforts, son Champagne dans ma bouche. Je ne peux me débarasser de l’image de cette belle Amazone, chevauchant à cru mon visage. Alors que je lance la cuisson de mes éclairs, et que je suis sur le point de débuter la préparation des deux crèmes pâtissières, Maîtresse Eliza me rend une petite visite:
“- Dis-moi, Créature, quelle est cette bosse qui déforme ton tablier? me demande-t-Elle en pointant du doigt ma honteuse protubérance.
– Je…je crois que j’ai une érection, Maîtresse.
– C’est Moi qui t’ai provoqué cela?
– Oui, Maîtresse.
– Que feras-tu si Je t’abandonne pendant, disons, une heure et demie, livré à toi-même?
– Je ne sais pas, Maîtresse.
– Moi je le sais. Tu es un ignoble pervers, et tu ne pourras pas t’empêcher de te masturber. Et ça, il en est hors de question. Je suis même sûre que tu fouilleras dans mes affaires pour y dénicher de la lingerie ou des escarpins. Je me trompe?
– J’ai bien peur que non, Maîtresse.
– Très bien. Ton honnêteté t’honore, mais elle ne t’empêchera pas d’être entravé durant toute mon absence. Alors profite de ces instants de liberté qu’il te reste.
– Merci, Maîtresse.
– Allez, retourne à tes fourneaux, marmiton de malheur!”

Je travaille avec application comme une abeille laborieuse. L’heure approche sans doute, je me dépêche autant que possible. Je finis le glaçage. Les éclairs sont désormais prêts. Je les place dans le réfrigérateur et me rends dans le salon. Maîtresse Eliza est assise dans son canapé, studieuse. Elle lit un livre. Sans me jeter le moindre regard, Elle m’ordonne de venir me présenter à ses pieds:
“- Pose ta tête sur mes cuisses. Là, très bien.”
Je m’exécute et bientôt je sens une main parcourir ma crinière. Sa main. Elle me caresse comme un animal domestique. La scène est troublante. Je me sens terriblement bien.
“- Il est temps pour moi d’y aller. Voyons tes éclairs.”
La magie est rompue, je suis ma Propriétaire jusqu’au réfrigétateur. Elle en sort les pâtisseries.
“- C’est acceptable. La prochaine fois tu devras bien entendu faire mieux. Retourne dans le salon, et allonges-toi sur la table basse, sur le dos. Je vais te rejoindre.”

                                                                                  ***

Je prends la position prescrite et attends patiemment. Chacuns de ces moments est vécu comme un véritable supplice, tant que je ne sais pas à quoi m’attendre. Maîtresse Eliza revient avec des liens.
Elle commence par attacher mes poignets de part et d’autre aux pieds de la table, puis Elle immobilise mes chevilles de la même manière. Je suis littéralement écartelé sur le meuble. Il m’est désormais impossible de bouger. Seul mon sexe, toujours agité de spasmes de désir, parvient à se manifester.
“- Où est ton téléphone portable?
– Dans la poche de mon pantalon, Maîtresse.
– Très bien, Je reviens.”
C’est avec mon smartphone à la main qu’Elle réapparaît.
“- Je vois que tu es en mode avion. Je te reconnecte au réseau. Je vais avoir besoin de t’appeler au cours de mon absence.”
Avec deux élastiques, Maîtresse Eliza fixe le téléphone à ma verge tendue.  J’en frissonne.
“- Ce sera parfait comme cela.”

Maîtresse Eliza enfile une élégante veste, prend son parapluie rose pâle, et me salue d’un baiser envoyé de sa main. Juste avant de fermer la porte, Elle l’entrouvre:
“- J’ai failli oublier de tester ma petite invention.”
Elle sort de sa poche son propre téléphone, appuie sur deux touches. J’entends une tonalité. Soudain, mon portable se met à vibrer tout contre mon sexe. La sensation est délicieuse. Je pousse un soupir de plaisir:
“- Merci de garder pour toi tes onomatopées ridicules. Je te précise tout de suite que Je ne laisserai jamais sonner assez longtemps pour que tu jouisses. Et si par malheur ce serait le cas, tu lécheras tout ce que tu auras émis. J’aime autant te prévenir que j’ai rencontré peu de sous-merdes dans ton genre qui aiment le goût du sperme froid.”
La porte se referme. Je suis livré à moi-même, et au bon vouloir de Maîtresse Eliza.

Une poignée de secondes plus tard, le téléphone se remet à vibrer. Le plus dur c’est de songer au sourire pervers de Celle qui m’appelle! Je l’imagine déjà déjeunant tranquillement, et composant l’air de rien mon numéro, sachant le supplice qu’Elle me fait subir. Ce sera effectivement une longue attente, une torture. Je frôlerai à plusieurs reprises l’orgasme, sans jamais l’atteindre.

J’ai perdu toute notion du temps qui passe. Mes articulations sont désormais douloureuses, au même titre que mes testicules, de par les coups reçus, mais également de par la frustration qui leur est imposée. J’entends une clef pénétrer le barillet. Ma Maîtresse est de retour. A la manière d’un chien, ma queue frétille. J’ai honte de ne pas pouvoir me contrôler devant cette charmante jeune Femme. Elle découvre l’écran de mon téléphone maculé de liquide.
“- C’est absolument répugnant. Je vais te détacher, et la première chose que tu feras, sera de lécher tes souillures.”
Les entraves libèrent mes membres endoloris. Je retire les deux élastiques, et, assis, je porte le téléphone à ma bouche. Je lape mes sécrétions devant Maîtresse Eliza qui me regarde avec un air de dégoût.
“- Le plus fou, c’est que tu arrives à toujours bander. Ca me fait peur. Cela va être très dur de t’éduquer. Tu te masturbes souvent?
– Oui Maîtresse.
– Ces choses-là devront changer. D’ailleurs beaucoup d’autres choses vont changer. Notamment tes tenues. La semaine prochaine Je t’indiquerai avec quels accessoires tu devras Me servir. Pour le moment tu vas te  contenter de rester nu. Une petite heure de repassage t’attend, après quoi je te rendrai à ta vie minable, compris?
– Oui Maîtresse. Merci.”
Mon Hôte m’indique où se trouve le fer et la table à repasser. J’ai le droit et le plaisir de m’installer dans le salon, où je pourrai à loisir voir ma Maîtresse étudier. Je m’applique à sortir chaque pli des chemises, t-shirts, pulls, pantalons que m’a confié Maîtresse Eliza. Je plie tout cela soigneusement. Je me sens à ma place, petite merde ébahie devant la Beauté de sa Maîtresse, petite merde trop heureuse de réaliser pour Elle tout ce que les imbéciles de machos refuseraient à leur Femme. Voilà ma condition, celle d’un valet, un minable valet, retenu par ses pulsions, retenu par son admiration pour Maîtresse Eliza Sauvage.”

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La sévérité dans la Luxure, l’Elégance et le Mépris

Je suis partie chiner de nouveaux instruments de torture.

Ramoner une cheminée nécessite tant de matériel quand on s’y penche! De nombreuses brosses, différentes de tailles et d’épaisseurs, pourraient toujours me servir.  Des tiges de métal associées à du poil de sanglier. Il faut frotter, frotter!

A genoux! Une bonne claque, un coup de brosse sur le derrière! Les grosses et grasses brosses à godasses, pour tes ongles de pied. Il faut récurer tes champignons, vermine! Tu ne seras jamais assez propre pour Moi! Alors à quoi bon t’essuyer dans du linge propre? Tu prendras la serpillère pour ta sortie de douche, une louche pour ta soupe et une gamelle pour le dessert. Je ne veux pas prendre le risque de salir -voir pire, abîmer!- Mes ustensiles à ton contact. Ta soumission, ta misère, le ton souffreteux de ta démarche me donnent la nausée. Tu feras donc tes besoins dans un sac plastique que tu jetteras dans la minute. Les toilettes ne te méritent pas.

Eh oui! Aujourd’hui Je ne te toucherai pas avec Mes mains. Peut être que demain Je changerai d’avis…

En attendant, Je me protège.

Le gants Agnelle  sont d’une précision nécessaire à Mon toucher. Rien à voir avec ces gants qui cachent la finesse de Mon doigté. Ici, il serait mis en valeur. Et Je pourrai, tout confortablement, sortir fièrement Mes outils médicaux, si l’envie me vient de te couper la langue.

Ah! Le professionnalisme! Le savoir faire de l’artisan! Abordables tout en étant uniques, c’est une très bonne idée cadeau, pour un anniversaire ou par pure gourmandise. Il y a la paire à franges, afin que celle-ci suivent le mouvement de Ma gifle, et celle plus discrète pour la ville, mais très bien habillée: “Anais”, “Camille”, “Ines”… de quoi me motiver, après les marchés aux puces, à faire un petit tour au Bon Marché.

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Pour le quotidien et Les rêveries utiles-

Le coussin de chez tamielle en soie, avec illustration de petite chausse, ou encore ses serviettes brodées.  Ou encore les papiers peints de chez Louise Body, avec ses oiseaux, et ses dames se balançant sur des lustres.

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Journée Coach Sportive

NB.

“Fiction fantasmée. Je suis la seule à décider de la Réalisation des souhaits du soumis. Mais ça, tu le sais déjà.”  Ms Eliza Sauvage

…………..

Extraits d’une journée banale d’un Valet à Mon service- témoignage.

………….

EPISODE 1

Maîtresse Eliza m’a ordonné de me présenter devant son Antre à 8h30 précises. Je retire les clefs du contact de ma moto, mon casque, mes gants, et presse la sonnette. Le dernier moment de virilité de ma journée vient de se terminer. Désormais je serai un objet, son objet. La seule chose qui ne mérite pas de majuscule lorsqu’elle appartient à Maîtresse Eliza.

Lorsque j’entre chez Elle, je ne La vois pas tout de suite. Seule sa voix raisonne entre les murs:
“- Viens m’apporter ce que je t’ai demandé. Un plateau est prévu à cet effet sur ta gauche.”
Je sors de mon sac à dos les viennoiseries ainsi que le jus d’orange que m’avait commandés ma Maitresse. Je les dispose sur le plateau, et sans avoir retiré mon blouson ni mes chaussures, je vais à Elle dans le petit salon attenant.
Nuisette en satin blanc, jambes croisées, boucles sombres élégamment posées sur ses épaules, Elle est là. Elle semble impatiente. Elle bouillonne. Tout comme le thé déjà posé sur la table. Je le vois à son Pied qui s’agite frénétiquement. Je suis rapidement hypnotisé par le mouvement répétitif du talon de son escarpin. En guise de chaussons, Maîtresse Eliza a opté pour ses stiletos noirs vernis. Elle sait l’effet qu’ils ont sur moi. Elle reprend la parole:
“- Non seulement tu as 4 minutes de retard, mais en plus tu te permets de pénétrer mon antre chaussé. Ta journée commence mal. Tu vas immédiatement passer cette porte, te déshabiller du haut loin de mon regard. Tu gardes le pantalon, sans le caleçon. Tu aurais oublié ta condition?
– Non Maîtresse. Je Vous prie de bien vouloir m’excuser.
– Je ne t’excuse pas pour l’instant. La journée va être longue et rude pour toi. Commence par revenir  à quatre pattes, clébard.”
Je pose le plateau sur la table basse, et m’éclipse sur la pointe des pieds. Mon cœur bat déjà la chamade. Je me maudis. Je reviens comme Elle me l’a indiqué, tel un chien. J’ai un peu honte car je commence déjà à avoir une érection.
“- Au pied. Reste désormais immobile.”
A quatre pattes, je ne bouge plus d’un poil. Maîtresse Eliza prend le plateau et le pose à plat sur mon dos. Je vais lui servir de table pour son petit déjeuner. J’ai le regard fixé sur ses jolis Pieds chaussés, c’est d’ailleurs la seule chose que je pourrai voir durant toute ma carrière de meuble. Je tâche de ne pas bouger, mais mes muscles commencent assez rapidement à trembler. J’entends la cuillère d’argent clinquer dans la tasse de thé de ma Maîtresse. Elle fait mine de ne pas s’en rendre compte. Le supplice dure un bon quart-d’heure. Tout au long de cette journée, privé de ma montre, j’aurai le plus grand mal à conserver la notion du temps.

Le plateau quitte mon dos.
“- Relève-toi et vas débarrasser. Tu feras ensuite la vaisselle pendant que je me prépare. Ce matin tu vas tâcher de te rendre utile durant ma séance de sport. Et nous en profiterons pour que tu te renforces musculairement…et que tu souffres.
– Bien Maîtresse. Merci.”
Je me redresse, et découvre un sourire qui en dit long sur les intentions de mon Hôte.  J’ai honte. C’est sans nul doute la vue plongeante que j’avais sur les Pieds de ma Maîtresse qui m’a mis dans cet état.
Nous quittons tous deux la pièce. Je nettoie rapidement mais proprement la petite assiette, la cuillère ainsi que la tasse. Je jette les quelques miettes parsemées sur le plateau. Je regagne le petit salon.
J’attends patiemment ma Maîtresse, debout, mains croisées dans le dos.
Lorsqu’Elle entre dans la pièce, je La découvre métamorphosée en sportive: legging et brassière, au détail près qu’Elle porte toujours une jolie paire d’escarpins à talons aiguilles. Sans doute de quoi me motiver pour les efforts à venir.
“- Mains à plat sur le sol. Jambes tendues. Face contre terre. Tu vas faire des pompes, larbins. Pendant ce temps, je ferai quelques relevés de jambes, pour raffermir encore mes abdominaux. Tu feras tes mouvements au rythme des miens: lorsque mes escarpins montent, tu les suis, idem lorsqu’ils redescendent. Ne t’avise pas de toucher le sol avec ton ventre ou tes genoux. Allons, commençons.”

*

Maîtresse Eliza déploie un tapis au sol, Elle s’y allonge sur le dos. A ses pieds, je me mets également en position. Ses Jambes sont tendues, je Les trouve magnifiques, d’autant qu’Elles sont terminées par ses charmantes chaussures. Elle Les soulève, je pousse sur mes bras pour décoller ma carcasse du sol. Nous sommes en haut. Elle redescend. En bas. Le rythme est lent mais régulier. L’effort devient vite pesant. Mes yeux tentent de suivre le ballet des Mollets de ma Maîtresse, mais ce n’est pas évident. Elle accélère la cadence, mon souffle devient court. Mes triceps et mes pectoraux commencent à brûler.

A chaque répétition, j’ai peur de tacher la moquette. Maîtresse Eliza ne semble pas souffrir, Elle, et enchaîne avec grâce ses séries d’abdominaux. L’exercice se transforme vite en supplice pour moi. Un air de satisfaction se dégage de ma “Coach”. Elle sait que je vais bientôt craquer. Désormais, Elle m’oblige à faire des “demies-pompes”, en m’arrêtant à mi-hauteur. Une douzaine de ces mouvements suffira à avoir raison de moi. Lamentablement, je m’écroule de fatigue, les membres tremblants. Je retourne à ma condition de larve.
“- Petite merde, tu n’es même pas capable de Me suivre. Je n’en attendais pas plus de ta part. Je vais t’achever. Remets-toi en position, je vais personnellement m’assurer que tu as tout donné.”
Péniblement, je parviens à tendre mes bras, à séparer mon torse du sol. Maîtresse Eliza s’est levée. Elle pose un pied entre mes omoplates. Le talon de son escarpin planté dans mon échine, Elle m’oblige à descendre.
“- Allez, remonte, maintenant!”
La pression de sa Jambe augmente et je tente dans la douleur de revenir dans ma position initiale. La force qu’Elle m’oppose est savamment dosée, si bien que je suis désormais prêt à recommencer l’exercice. Dans mon dos, je sentirai à chaque remontée le talon s’insinuer dans ma chair, me marquer pour la journée. Je bande toujours, malgré la difficulté de la séance, Maîtresse Eliza garde mon désir pour Elle intact.

Une dizaine de pompes plus tard, je m’effondre à nouveau.
“- A ton tour de faire des abdos maintenant. Tu feras des relevés de buste, tandis que je musclerai mes fessiers. Et toujours au même rythme”.
Sur un mode similaire à l’exercice qui vient de se terminer, Maîtresse Eliza dirige mes crunchs, m’amène vite à la brûlure, alors qu’Elle relève avec élégance et facilité ses jambes fléchies. La vue de son corps en action est tout simplement sublime, et me donne du baume au cœur. J’arrive bientôt à mes limites, essoufflé, j’hésite à La supplier d’arrêter, mais puise en moi la motivation pour faire durer ce moment. Arrive l’instant où la douleur est trop intense pour me relever. Je suis K.O., allongé sur le dos. Maîtresse Eliza pouffe de rire.

**

Ma Patronne est satisfaite. Elle s’assoit en tailleur sur son tapis, et ouvre une bouteille d’eau. Je L’observe boire. Elle est si belle! Elle avale avec grâce quelques gorgées. Je sais bien qu’Elle ne m’en proposera pas la moindre lampée. Je tente tout de même un regard de chien abattu dans sa direction:
“- Tu veux jouer?” me demande-t-Elle.
Je sais pertinemment que la question est rhétorique.
“- Oh oui Maîtresse.
– Très bien, j’aime les valets toujours prêts à me divertir. Tu vois ce capuchon de bouteille? Tu vas Me le ramener à chaque fois que Je te le lance. Et tu le feras comme un clébard, à quatre pattes. Compris?
– Oui Maîtresse.
– Allez, vas chercher!”
Ma Maîtresse me montre le capuchon, et le lance à l’autre bout de la pièce.
Comme un docile labrador, je vais attraper entre les dents le petit objet, et le ramène dans la main de ma Propriétaire. Elle me gratifie d’une caresse derrière la nuque:
“- C’est bien petit caniche. Allez, encore.”
Les lancers se multiplient, Eliza rit, je m’essouffle. C’est que c’est fatiguant de faire le chien pour Elle! Mais le sourire qui fend son Visage vaut bien ces souffrances (toutes relatives, au regard de ce qui m’attend).
Cet intermède passé, Elle m’annonce que j’ai gagné le droit moi aussi de boire un petit peu:
“- Mais ce sera pour plus tard” susurre-t-elle à mon oreille.
Elle reprend, à haute voix maintenant:
“- Allez, on continue. Je vais encore faire quelques abdominaux. Ce sera des relevés de jambes, mais d’un genre un peu particulier. Exceptionnellement, tu seras debout alors que Je serai allongée.”
Maîtresse Eliza se place sur le dos, mains à plat sur le sol. Ses jambes sont tendues. Elle m’invite à Lui faire face, debout, jambes écartées, au niveau de ses chevilles. Je me sens ridicule, avec mon sexe en érection et mes testicules qui pendouillent dans le pantalon.
D’un mouvement, Elle soulève ses jambes, si haut que les pointes de ses escarpins viennent frapper mes bourses par accident. La surprise est totale, la douleur foudroyante. Mes mains ont le réflexe de venir protéger mes parties:
“- Est-il utile de te dire de garder tes pattes dans le dos?”
Je bafouille des excuses et me remets en position.
“- Tu as mal?
– Oui Maîtresse.
– Tant mieux. Tu mériteras d’autant plus de boire.”
Maîtresse Eliza stoppe net son effort et laisse redescendre ses Jambes. Je L’aide à se relever.
“- A ton tour maintenant. Tu vas faire le même exercice.”
Je m’installe, et débute les relevés de jambes en suivant le compte que m’impose ma Coach. Maîtresse Eliza m’observe, me toise, Elle marche autour de moi comme une prédatrice qui décide du sort de sa victime. Elle s’approche. Jambes à peine écartées, Elle se place au-dessus de ma tête. Ses talons aiguilles encadrent mon visage. Elle s’accroupit. Bientôt je sens le tissu de ton legging pas loin de ma bouche, puis de mon nez. Maîtresse Eliza s’asseoit, confortablement, sur ma face. Je continue tant bien que mal à faire mon exercice, mais l’air vient à manquer. Je devine mes veines qui se gonflent, mon regard qui rougit. J’essaie de respirer, mais en vain. Elle seule peut décider de mon sort. Elle se relève à peine. Je prends une grande inspiration. Elle se rassoit. Je suffoque à nouveau. Le plaisir est intense, je sens la chaleur de l’intimité de ma Maîtresse si près de ma bouche. Homme-objet, je profite de devenir son tabouret pour tenter d’inspirer profondément les parfums de ce qu’Elle a de plus secret. A mi-chemin entre la syncope et l’orgasme, je n’arrive bientôt plus à faire des abdos.
“- Tu es épuisé?”
Toujours étouffé, je réponds “oui” d’un hochement de tête.
“- Alors arrêtons. Il est temps pour toi de boire.”

***

 Le Divin Nectar. Je déglutis, avale ce que je peux de ce Breuvage. Le jet tiède inonde ma gorge, je me repais de cette coulée à la fois troublante et hydratante.
“- Je vais faire ma toilette. J’ai laissé pour toi une liste de tâches ménagères à réaliser aujourd’hui. Je te conseille de commencer tout de suite.”
Mon hôte disparaît, ondulante, fascinante, féline, vers la salle de bain. A moi l’aspirateur, les éponges, les chiffons et les produits en tous genres!
J’astique la cuisine, je dépoussière le salon, même si tout me paraît déjà impeccable.  Maîtresse Eliza revient bientôt. Elle est désormais vêtue d’une jupe taille haute et d’un chemisier d’une blancheur immaculée, qui contraste à merveille avec son rouge à lèvres. Bas coutures et bottes aiguillées complètent cette silhouette divinement féminine…et autoritaire.
“- Je vois que tu as bien travaillé, petite soubrette. Tu vas maintenant passer en cuisine. Je rejoins des amies pour le déjeuner. Prépares six éclairs au chocolat et six éclairs à la vanille. Tu as deux heures pour acheter les ingrédients nécessaires à leur confection et pour les réaliser. Bien sûr, tu te rhabilles pour aller faire tes emplettes. A l’exception de ton boxer, qui restera ici. Tu te débrouilleras très bien avec la ridicule petite protubérance qui te sert de cerveau. Viens lécher les bottes de ta Maîtresse avant de partir.”
“- J’ai dit “lécher”, et non pas “embrasser”, idiot!”
Je lape consciencieusement les bottes, jusqu’à entendre “Cela suffira” sortir de la bouche de ma Maîtresse.
Je regagne le petit coin qui me sert de vestiaire et enfile mes vêtements. Je bande toujours et j’ai le plus grand mal à dissimuler mon sexe. D’autant plus que désormais il faut composer sans mon boxer.
Dans la supérette du coin, j’achète le nécessaire à la séance de pâtisserie qui m’attend.

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Du fond de Mon antre

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Pas de flocons, mais une terrible tempête vient me rappeler la puissance du dehors, de l’invisible. Sans l’écho de sa puissance, les feuilles et branches dans les airs, Je n’imaginerai pas la force du vent. Il faut voir ce qu’il soulève, avec ses jumeaux semblables qui doublés créent des tourbillons, pour peser ce qu’il en coûte.

Dans Mon intérieur, coussins et rideaux épais gardent la chaleur qui m’anime.  Des devoirs à corriger, un cappuccino et de nouvelles lectures. Quelques masques dorées achetés pour une fête improvisée entre Amies qui chassent l’ennui à coups de cravaches.

J’ai déniché quelques curiosités, auxquelles Je trouverai bien une utilité, une reconversion… il faudra les essayer bien assez tôt.

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Cuir, deuxième peau

gants

De nouveaux gants en cuir, JB Guanti,

longs pour bien protéger tout Mon bras des débris possibles.

Pour t’étouffer, Me caresser, éviter de te toucher de trop près,

éviter de laisser trop de traces. Celles désirées, se feront avec Mes crocs.

J’ai pris le temps de répertorier les bonnes adresses, dans l’onglet “Liens”. De celles qui font rêver, celles qui content des histoires, qui pimentent, qui font la différence. Dont les vitrines sont attrayantes et les fournitures décentes. Je t’en fais profiter, je te fais connaisseur. Fais de même, si certaines adresses te font penser à Madame, si tu saisis qu’elles pourraient me convenir. Chapeaux, gants, ustensiles, portes-cigarettes, effluves, ombrelles, cannes, chocolat…

Comme détour, j’irai bien visiter l‘Atelier Musée de Chazelle-sur-Lyon, où des coiffes sont faites sur mesure. A Paris, 10 rue Hérold, se cache L’Eclaireur, boutique où des créations diverses se promènent devant des vieilleries rangées dans cet ‘atelier de curiosité’- cela mérite Mon attention.

 

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