Arrogante, glaciale, sans limites

bouche

De la neige, du froid, de la buée. T’asphyxier dans le gel ambiant serait de mon prochain supplice. Rien de mieux pour t’isoler que le calme flinguant des alentours, le silence de la lumière et l’aveuglement de la douleur quand vient te mordre la glace.

Mes bottes solidement encrées, Je te tire par les pieds, te traînant en faisant quelques dessins abstraits sur le sol. Je te laisse là, retournant sur Mes pas, une fois les ombres tombées alentours, emportant avec Moi le peu d’espoir que tu avais à placer tes repères, à retrouver ton chemin. Mon paysage est sans limites.

A poil, une proie, tu gis en attente d’être ressuscité par Mes ordres.

Tout alentours, jusqu’au plus grand vide et absence de toute chose, me sert contre toi. Et s’il reste encore une quelconque trace de toi à Mon retour, Je te préserverai de toi-même, t’enfermant visible à Mon regard, couvert d’un bocal de verre. T’étudier, t’analyser, prélever, éteindre, allumer. Encore une cloche à poser sur Mes étagères, de quoi accroître Mon cabinet de curiosités. Et c’est avec détachement, que lassés de toi, Mes yeux t’oublieront un temps. Il ne reste qu’à ignorer tes cris.

Sauvagerie primaire, ou civilisation, il n’y pas de raison de choisir.

Sache-le.

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Maîtresse, soubrette et colibri en catimini

L’hiver, Le Marché se fait Marbre

Dernièrement, J’ai pu témoigner de deux bananes  enfilées nues l’une après l’autre dans l’entre-cuisse d’un jeune homme peu bavard. Quelle surprise d’assister à cela! La peau s’étant retirée, la substance jaune, fragile et peu confiante, brava les parois serrées pour enfin s’y cacher. Le bon côté des choses, c’est qu’il reste toujours de quoi manger à la fin de cet exercice- la matière étant de nouveau mise à l’air après une simple quinte de toux.

Divaguant à imaginer la nourriture à présenter sur des plats, je me suis mise à penser de nouvelles formes d’art. Après la consistance naturelle et bio-dégradable du premier cas, la solidité et l’imperméabilité est nécessaire pour équilibrer les pratiques.

Des fruits en marbre, peints à la main, qui serviront d’outils à disposition: bananes pour explorer, figues pour maintenir, des cerises pour chatouiller, la poire pour forcer… La matière glissante s’adapte alors à toutes substances, et ne risque pas de surcroît de se briser.

La Maison du Roy, dans le 9e arrondissement, offre toute sorte d’attentions et idées élégantes dans différentes ambiances. Leurs pots en verre où l’on imaginerait facilement des biscuits empilés et maintenus hors-vent, me serviraient volontiers de présentoir pour le Caviar. N’est-ce pas?

fragonardFragonard, 1770,  Metropolitan Museum of Art, New York

Quoique te mettre au fourneau pendant les mois d’hiver, avec beurre et cannelle, pour remplir les pots, sera de rigueur aussi! Oui, tailler la pâte t’entrainera à masser, surveiller le feu, décorer les étoiles et bonhommes comme tout bon Valet, toute Bonne solide… pendant que sur mon fauteuil velouté je passerai les pages des Liaisons Dangereuses de Choderlos De Laclos ou te ferai la leçon.  Le thé servi, tu t’agenouilles devant Ma splendeur et me sers de repose-pieds: tu garderas cette position le temps voulu, mais certainement pas annoncé. Tes yeux seront rivés sur le sol, espérant apercevoir plus que la peau sous Mon satin.

De fil en aiguille, en tissant sur la toile, voici de nouvelles broderies- le “Fragonard de la chaussure”, Roger-Henri Viviers, est dans le collimateur de Mes recherches. Évidemment, ce ne sont pas des vœux de cadeaux, mais des pièces de collection et de musée. Une présentation s’impose donc, pour des rencontres platoniques.  Idéale pour Mes petits pieds, Je ne peux que m’imaginer dans cet escarpin en lainage ou dans l’escarpin recouvert de plumes de faisan doré, ou encore dans cette cuissarde en “dentelle noire montée sur tulle”. Différentes formes mettent en valeur la cheville, ou la pointe, toujours en position. On trouve des talons pied-de-chèvre ou talon virgule, talon can-can, ou talons polichinelle… De quoi remplacer le talon-aiguille pour sortir de la salle de bain!

 

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High heels et bas-couture

collantcouture        Les jambes maintenues, enrôlées pour leur mission, soulignées par la ligne d’une couture appliquée. Les êtres de Mon genre peuvent vite se sentir “grisés d’être solaires” lorsque la grisaille des toits est reflétée dans un ciel d’eau, comme une mer hostile. Au bord de tes lèvres mal-propres que je noircis de ma lame chagrine, le singulier va-et-vient de mon agir absolu développe ton être misérable: voici le génie du travail. Un rythme auquel il faut se tenir, afin d’avancer, se surpasser. L’éloge du brillant, la guerre à la médiocrité. La liberté languissante me blâme pour que Je me rassemble, et c’est dans la puissance de l’obscurité que Je me retrouve, vive, alerte. Car la nuit, il n’y a d’ombres menaçantes que dans les ruelles mal éclairées: les bêtes qui ne se fient pas à la chandelle, elles, ne courent pas, ni ne longent les murs. Elles les survolent, les dominent, les dessinent. Je décide de la géométrie de ta perte, Je déplace les angles du labyrinthe à Ma guise, ou totalement au hasard… totalement ruinées, les figurent creusent leurs sillons sans se plaindre. Précisément là où la rumeur remord avec palpitations.

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belleduseigneur

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Pieds au chaud

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Afghanistan, Mongolie, Cashemire… que de vastes espaces, pour la culture du Poil!Des chaussettes en poils de chameau, des tissages en soie, des torsades en cachemire, des fibres en laine de Yak, ou encore des production d’alpaga et des mi-bas remaillés en vigogne, pure rareté.

Voici que pour l’hiver approchant Je me camoufle et protège Mes orteils, séparés par de douces matières, qui malgré leur épaisseur m’habillent d’une seconde peau.

Mais un caprice me porte actuellement: qu’en est-il des bas en poils doux? J’ai bien vu des jambières, mais non des bas. Les collants existent chez Fogal et ici. Et puis tant que J’y suis, Je veux des culottes, à porter sous Ma jupe pour sauvegarder la température de Mon corps ainsi que Je l’ai choisie. Chantelle m’a comprise, mais pas tout à fait, J’ai comme un doute… Il nous faut enquêter, afin de connaître la proportion de cachemire présente dans le produit.

Il ne faut pas oublier que sous les bottes de cavalière, une laine alliée est nécessaire, et plus que bienvenue. Ainsi, lorsque tu auras fini de retiré la boue de Mes semelles accumulée dans le sous-bois, et fait briller le plastique, Ma seconde peau réconfortera les efforts par sa présence près de ton visage, et te rappellera au confort et chaleur que Je procure après toute punition.

Pour les petites attentions:

http://www.meschaussettesrouges.com/fr/33-chaussettes-poil-de-chameau

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Thé vert et bergamote

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                                                                Je traîne à Opéra- un thé chaud et pâtisserie, brise de fin de journée. Des senteurs de chez Fragonard, Je suis accompagnée de Capucine- mélange si rare qu’ils en arrêtent la fabrication. Parfaite pour l’automne et ses rouges terreux; elle enveloppe mais n’encombre pas; séduit mais n’affole pas. Elle respire la verdure mouillée avec ses “tons de musc et de bois d’hiver”, transmet le confort à travers les fantômes de “thé vert et de bergamote”… quand la mélodie, elle, se promène dans les sentiers de “jasmin et de bouquets de rose”.

*Zara plateforme 13cm*

La chaleur d’un carré de soie protège Mon cou des battements du vent, les gants en cuir noirs repoussent les morsures du froid. Je laisse Mes boucles sombres danser au rythme des courants d’air, les yeux brfoulardillants affrontent la transparence de l’ennemi. Le son des talons sur le pavé marque la détermination de Ma pensée et écarte toute résistance sur Mon passage. Je possède ce moment, je fais de la situation Ma propriété, que Je sculpte et déclare dans Mon intérêt. 

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Vent frais

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Je prépare Mon entrée parisienne- quelques expositions peut-être: Frida Kahlo au musée de l’Orangerie, et la Mécanique des Dessous aux Arts Déco, afin de voyager encore un peu à travers le temps et les continents. Le chapeau est de sortie, un carré de soie ou épaisse écharpe selon la fraîcheur du vent. Aux mains les gants remplacent les bagues, et les longs ongles se font plus discrets. Vestes en cuir, bottes et rouge à lèvre marron glacé à la touche sang: le rouge et le brun, pour accueillir l’automne.

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Les mots, les maux

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On vient de me proposer On the road de Jack Kerouac- déja lu! Mais pourquoi pas relu… car rempli de “déja vu”! L’aventure et l’imprevu alimentent en effet le recit, anime par un souffle jeune et insouciant, tout en étant conscient, réclamé et prodige. L’adaptation au grand écran ne met pas en valeur ce souffle, mais s’attarde plutot sur l’anecdotique (a-t-on peur que l’on se perde avec plus de subtilité?) afin de lier l’histoire, de même que sur les personnages.

Je me suis procuré le bien fameux Fifty Shades of Grey en anglais, de la britannique E L James, accompagné d’escarpins aiguilles couleur chair pour un semblant de dernier printemps… Il traîne pour l’instant aux pieds de majestueuses orchidées qui me tiennent compagnie. Plusieurs nouvelles dentelles, puis tenues soyeuses et satinées agrémentent la valise- avec quelques plumes qui viendront bientôt se poser sur mon chapeau automnale… qui reste à trouver! Ce Bestseller erotique traite d’envies profondement BDSM à ce que l’on dit: servitude, discipline… Cet écrit, disponible dans n’importe quel librairie ou magasin même touristique, serait lu abondamment.  A voir donc, j’en jugerai prochainement!

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