Les retours

Paris, 20 Juin 2013

 « Mais ce sont là choses
          dont le nom n’est ni son ni silence ».
                    Milosz, La confession de Lemuel

Maîtresse,

Vous voici de nouveau loin de moi. Vous qui étiez si proche! Ma vue ne dépassait pourtant pas la hauteur de vos chevilles- Vos genoux étant déjà un luxe à espérer. Mon imagination étant ma seule alliée, quand, abandonné de Vous et abruti par Votre silence imposé, je m’égare en images et sensations projetées.

Vous me semblez grande, tant votre chevelure est lointaine. Vous me semblez lumineuse, tant le soleil se cache éclipsé par Vous heureuse…

Vous êtes la partenaire des polissons, de celles qui s’amusent à nous voir douter: nous peureux, nous faibles invertébrés qui avançons qu’après avoir tâté les chemins pourtant si éclairés. Vous êtes de celles qui s’amusent sans honte, à rire à pleine dent, là où la discrétion devrait faire pression. Vous croquez, savourez, chuchotez ou exprimez si franchement cette gaieté, qu’à Vous toute seule, Maîtresse, Vous représentez le renouveau. La renaissance: voilà qu’après un printemps absent, l’été fait de Vous sa reine.

Semez, plantez, créer moi à Votre image! Je vous appartiens!

A Vous,

Salamandre

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Eloge dans les loges

La vie d’un homme est parfois semblable à une pièce de théâtre, avec ses personnages, ses péripéties, ses liaisons.
Le prochain acte qui se joue n’en est qu’à ses balbutiements. Je suis encore dans les loges. Et à l’instar d’un comédien prêt à monter sur les planches, j’ai le trac.
L’Héroïne de la pièce en est également le Public. Je m’apprête à La rencontrer pour la première fois. Elle a juste laissé de quoi nourrir mon imaginaire. Sur son blog, quelques photographies. Ces images hantent mon esprit le soir quand je m’endors. Tantôt terriblement désirable, Maîtresse Eliza Sauvage sait se faire inquiétante. Vêtue de bas noirs, Elle affolle mes sens. Couverte d’une cape épaisse, ce nouveau tégument hérisse le mien. J’avoue avoir peur.
A cette crainte justifiée se mêle une fascination sans limites pour Cette Femme. Lorsque je lis Ses Mots, mon esprit s’empreint d’une humilité telle que je me rabaisse à l’état de pré-adolescent. Mon corps tout entier se raidit. Je deviens fébrile. Mon estomac se noue et devient douloureux. Quelles sont mes craintes?

Qu’Elle me rejette.
Qu’Elle ne veuille pas me rencontrer.
Pourquoi le ferait-Elle? Je suis un vil crapaud, Elle est charme et élégance, classe et volupté. Face au peu que je sais de Maîtresse Eliza, je me sens minuscule. Je crains de devenir microscopique lorsque je L’aurai enfin rencontrée.[…]

Je sais que je serai assis face à Elle, fébrile, stressé, peut-être même les mains moites. J’ai mille fois imaginé cet instant. Comment sera-t-Elle vêtue? Si Elle a l’audace de venir juchée sur des escarpins, arriverai-je seulement à articuler le moindre mot? Elle sait que je suis fétichiste des talons aiguilles, et j’ai bien peur qu’Elle n’en joue. 

Comment dois-je m’habiller? Comment dois-je saluer Maîtresse Eliza? Une poignée de main? Un baise-main? Un regard? Je m’incline devant Elle?Je navigue entre ces questions purement formelles et d’autres plus profondes: quelle sera la nature des service que j’aurai à Lui rendre? Serai-je à la hauteur? […]

Mon visage viendrait mourrir sur sa jupe taille haute, dans le giron de Maîtresse Eliza, comme une alcôve où le monde perdrait prise sur ma vie misérable. Ses mains élégamment manucurées empoigneraient ma tignasse pour mieux me traîner vers le prochain supplice après ce court moment de réconfort. Je La suivrai à quatre pattes, comme un clébard que je suis. Sa démarche ondulante, glamour, le claquement de ses talons qui m’hypnotisent. Sa taille est fine, comme pour mieux propulser une poitrine que je devine formidablement maternelle. Ces Everests resteront à jamais inatteignables, je ne peux qu’imaginer leur douceur, leur chaleur. Reste ce visage, énigmatique. Je ne connais pas Maîtresse Eliza plus haut que ses jolies lèvres. Son sourire habillé de rouge laisse deviner des traits doucement féminins. Je L’idéalise comme une poupée de porcelaine, blanche, belle, parfaite. Sur certains clichés on voit les crocs de notre Louve. Me mordra-t-Elle? Au travers de ses écrits on peut deviner son parfum. J’espère mourrir en sentant cette douce mélodie, le visage perdu dans les boucles de Maîtresse Eliza.

Au théâtre on peut voir et entendre, j’ai désormais hâte de sentir, et sentir. Ma peau se prépare à subir les pires outrages, mes muscles se gorgent de sang à l’idée d’être mis à l’épreuve. Trois coups retentissent. Il est temps d’entrer en scène, aux pieds de mon Héroïne, de mon Public Exigeant, de Maîtresse Eliza Sauvage.

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Ms Eliza,

Merci encore pour cette soirée inoubliable. Me voilà remis de mes états, je me force à écrire pour faire durer le plaisir, abandonné que je suis, désormais sans Vous.

Oui, je tiens à Vous en informer: Votre pouvoir sur moi dépasse Votre présence. Un doigt levé ou des cils battus sur le pas de la porte, et mon regard se fixe. Votre image reste gravée dans mon esprit, me transformant en un adolescent fougueux et perdu. Vous avez brisé mes barrières dès que Votre souffle s’est posé près de mon oreille. Vous m’avez envouté, dépossédé, pendant ces longues heures, avant de m’accorder un retour dans le monde des vivants, fragile et plein d’espoir, tel un nouveau-né.

Une courte missive, pour Vous informer, que même sous Vos ordres, je ne pourrais plus Vous regarder dans les yeux, de peur de me perdre définitivement.

A Vous respectueusement,

T.

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Bonjour Maîtresse,

 
De retour de l’étranger, je trouve enfin le temps de vous faire part de mes impressions sur notre rencontre.
 
Pour faire simple, j’étais sur un petit nuage. Vous avez tout et vous savez en jouer. Qu’espérer de plus ??
Ce qui m’a le plus étonné, et que j’ai vraiment apprécié en connaisseur, c’est l’extraordinaire contraste entre votre apparence angélique et votre autorité. J’ai été bluffé par votre naturel, votre aisance et surtout la rapidité déstabilisante avec laquelle vous passez d’un rôle à un autre, tour à tour maternelle, prévenante, aguichante, implacable, exigeante, mais toujours avec un exquis sens de l’écoute et du contrôle de l’autre. Et tout ça sans hypertrophie du moi … (Oh, pardon, vous n’aimez pas la psychologie !).
 
J’ai beaucoup aimé votre petit jeu sous la table au restaurant. Discrétion et perfidie, ça allait très bien avec votre look BCBG mutin !
 
Ce n’est pas très français, mais on pourrait résumer en un seul mot : “Waoh !”, si vous me passez l’expression.
Bref, comme je vous l’ai dit dans mon état second (mais je m’en souviens), vous êtes addictive et j’espère très fort que j’aurai d’autres occasions de vous solliciter, et que vous daignerez y donner suite … afin que je me retrouve à nouveau 
 
à vos pieds !

D.

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Pourquoi tant de M ?

M comme Mystère

Mystère de l’avant et du pendant
Mystère du comment et du bandant
Mystère à venir, comment tenir ?
Mystère du feu et mystère des jeux

M comme Maitresse

Maitresse du temps qui passe ou trépasse
Maitresse du regard, profond, trop tard
Maitresse du jeu, des jeux, elle part…
Maitresse désir, maitresse du mal,…ass !

M comme Merci

Merci sourires, fierté, peureux,…
Merci diamant, aimant, détestant,
Merci soupirs, partages, en osant,
Merci curieux, anxieux et heureux !

Pourquoi tant de N

Ad lib…

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